0Qui n’a pas été blessé un jour par le mensonge d’un ami, d’un associé ou d’un amoureux? Ces mensonges brisent la confiance, créent des incompréhensions, des conflits et même des guerres.

Pourtant nous mentons encore, mais quelle en est la raison ?

Le mot mensonge est tellement chargé émotionnellement qu’il est même difficile pour la majorité des gens d’avouer que nous mentons tous. Eh oui, même si nous sommes des bonnes et belles personnes, bien intentionnées, nous mentons. Mais pourquoi ?

Je me questionne à ce sujet depuis si longtemps. Ma quête personnelle et professionnelle a pour objectif d’apprendre et enseigner au sujet de la vérité. Vérité et mensonge sont forcément indissociables.

Je suis devenue synergologue après 3 années d’étude afin de bien démystifier ce langage non verbal qui exprime plus sincèrement nos états émotionnels toujours au nom de cette même quête, mieux comprendre l’autre, le comprendre au-delà de son égo, de ses peurs, de ses non-dits.

Pourquoi mentons-nous ?

« Le mensonge est une réaction à la peur. »
Linda Valade
Ce que j’ai pu observer est que le mensonge est une réaction à la peur. Peur de perdre quelque chose ou de ne pas obtenir ce que l’on veut.

Dans une relation de confiance absolue, le mensonge n’existe pas.

À travers cette réflexion sur les racines du mensonge, je ne sous-estime pas, loin de là, la souffrance provoquée par le mensonge de l’autre, ce sentiment de trahison, je le connais bien, ainsi que la douleur ressentie au creux de notre ventre. Je pense d’ailleurs que c’est justement cette douleur qui a été la source première de ma quête, il y a de ça, plusieurs années. Il est plus facile de gérer l’émotion si nous impliquons notre cerveau rationnel.

Comprendre nous permet de désamorcer l’émotion.

Je vous propose donc, ma réflexion sur le mensonge qui n’est rien de plus, que Ma vérité. La Vôtre est peut-être différente, mais tout aussi vraie, dans votre réalité.

D’un point de vue scientifique, l’humain, le règne animal et même végétal réagissent de façon similaire au stress, il se braque, fuit ou se soumet. J’ai remarqué que la maîtrise de ses émotions (QE) et la sagesse de l’utiliser peut éviter l’homme de tomber dans l’un de ces 3 pièges, où prennent naissance le mensonge. Ces pièges, je les nommerai dominant, méfiant ou hyper conciliant.

S’il n’y a pas de peur, nous sommes libres d’opinions et d’action. Pensez à l’enfant qui ne craint pas la punition, il n’aura aucune intention de cacher l’erreur qu’il a commise ou le voleur qui ne craint pas les représailles de la justice, le jugement ou le rejet de la société ou de ses proches, n’auraient pas à cacher son geste.

Les questions à se poser face aux mensonges sont les suivantes : De quoi a-t-il peur ? Que veut-il préserver ?

Cette posture nous permet de nous éloigner du jugement et d’entrer dans un espace de compréhension par rapport à la réaction émotionnelle de l’autre. Je ne dis pas que nous devons accepter le mensonge, par contre, je suis convaincue qu’une compréhension plus juste de la réaction de l’autre nous permet un regard plus sage et en diminue notre souffrance.

Trois styles de mensonge ?

Comme mentionné plus haut, si nous ne sommes pas dans une zone de confiance, notre réaction limbique nous incitera à quitter l’authenticité momentanément et nous protéger sous le masque de l’une des 3 postures : Dominant, Méfiant ou Hyper-conciliant qui créeront 3 styles de menteurs différents.

Dans la posture du dominant, l’attitude sera une position haute, démontrant sa supériorité, intimidation ou confrontation sont possibles. L’objectif, faire peur pour taire l’histoire. Des gestes hauts et tranchants accompagner d’une voix directive.

Alors, que dans la posture du méfiant, le menteur livrera le moins d’informations possible, évitera la conversation et cherchera à couper le lien. Physiquement, la posture sera davantage en fermeture.

Finalement, l’hyper-conciliant tentera de noyer le poisson. Sa stratégie sera la séduction et la gentillesse afin de vous laisser croire qu’il est trop gentil pour vous mentir.

Mais dans tous les cas, nous devons garder en tête que le mensonge est une réaction émotionnelle face à une peur et qu’aussi bons que nous puissions être, tous les humains peuvent être tentés de visiter à l’occasion cette zone grise.

Plus nous travaillons notre assertivité, la confiance en soi et en l’autre, plus nous gagnerons en authenticité et éviterons plus facilement les pièges du mensonge.

De plus, mon expérience personnelle m’a appris qu’il n’y a pas de meilleure excuse, que la vérité.
Linda Valade

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Gratitudes, Linda